Equipe 1 – Génomique et Physiopathologie des Maladies Cardiovasculaires

Equipe dirigée par D.A. Trégouët

L’activité de cette équipe porte sur (i) l’identification de nouveaux gènes et variants génétiques associés à la susceptibilité aux maladies cardiovasculaires, qu’elles soient rares ou fréquentes, (ii) la caractérisation de leurs rôles fonctionnels aux niveaux moléculaire et cellulaire, (iii) la découverte de nouveaux mécanismes physiopathologiques, avec pour objectif ultime une meilleure prise en charge thérapeutique des patients. Ce programme de recherche repose sur l’utilisation de techniques de génomique et transcriptomique à haut-débit (« Micro-array » et « Next-Generation-Sequencing ») et sur des études expérimentales fonctionnelles des gènes/variants identifiés. Les principales pathologies étudiées sont les cardiomyopathies, les arythmies, la thrombose artérielle et la thrombose veineuse.

Cette équipe est rattachée aux deux écoles doctorales 515 « Complexité du Vivant » et 393 « Santé Publique: Epidémiologie & Sciences de l’Information Biomédicale ».

 

Groupes des chargés de projets:

  • Au sein de l’équipe 1, le groupe de Pascale Guicheney et Nathalie Neyroud étudie la génétique des arythmies cardiaques héréditaires (syndrome de Brugada, syndrome du QT long, syndrome du QT court, et fibrillation ventriculaire) et les conséquences fonctionnelles de nouvelles mutations identifiées dans des canaux ioniques et dans des protéines partenaires des canaux, ceci afin de mieux comprendre les processus de régulation des canaux ioniques impliqués dans la physiopathologie humaine cardiaque. Des techniques de séquençage à haut débit, de biologie moléculaire, d’immunohistochimie et d’électrophysiologie associées au transfert de gènes et aux modèles animaux sont utilisés pour identifier de nouveaux variants génétiques et pour déterminer comment des variants liés aux arythmies sont capables d’altérer l’expression et la fonction des canaux cardiaques dépendent du potentiel.
    aaa
  • Le groupe animé par Eric Villard et Philippe Charron s’appuie sur de larges collections d’ADN de patients cardiomyopathes associées à un phénotypages précis pour identifier les causes génétiques des cardiomyoapthies structurelles. Ainsi, l’équipe a d’ors et déjà identifié plusieurs gènes responsables de cardiomyopathies ainsi que des facteurs de prédispositions génétiques permettant de dessiner une hypothèse physiopathologique originale susceptible de jouer un rôle important dans l’insuffisance cardiaque. L’équipe utilise les outils de modélisation les plus novateurs en cardiologie (Modèles murins KI, Edition CRISPR/Cas9, édition et différentiation de cellules iPS en cardiomyocytes, culture de pseudo-tissus cardiaque) pour comprendre l’action des gènes et identifier et moduler leur action dans un objectif de développement thérapeutique.
    aa
  • Un des thèmes de recherche de l’équipe 1 porte sur l’identification des facteurs prédictifs du développement du vasospasme cérébral consécutif à une hémorragie sous-arachnoïdienne (HSA). Le vasospasme, contraction prolongée d’une artère cérébrale, est une complication sévère de l’HSA qui apparait de 4 à 12 jours après le saignement et provoque, chez 15 à 20% des patients, une ischémie cérébrale responsable de nombreux déficits neurologiques. A l’heure actuelle, aucun facteur prédictif de sa survenue n’est disponible et pour contrer son apparition tous les patients sont soumis à un traitement non exempt d’effets secondaires. Découvrir ces facteurs prédictifs permettrait donc d’améliorer la prise en charge des patients HSA à leur arrivée dans les services de Neuro-Anesthésie réanimation. Les approches utilisées pour découvrir ces facteurs prédictifs combinent des approches transcriptomique, miRNOmique et génétique. Ce projet est porté par Sophie Garnier et David-Alexandre Trégouët et est mené en collaboration étroite avec le Pr. Vincent Degos du département d’anesthésie et de soins intensifs de la Pitié-Salpêtrière.